MARCQ (Yvelines)
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MOT DU MAIRE
28/08/2014

Les élections municipales sont désormais derrière nous, mais je tiens ici à faire une petite mise au point ; je n’ai pas souhaité le faire lors de la campagne électorale, car entrer dans ce genre de polémiques n’était certainement pas ce qui intéressait les Marcquoises et les Marcquois au moment d’exprimer leur choix en termes d’orientations municipales. Pour autant, il me semble nécessaire de revenir sur deux points.

Il a été dit que j’avais un engagement politique à gauche et que mes colistiers et les administrés de la commune n’en étaient peut-être pas informés : mes prises de positions personnelles, mes écrits et mes discours sont pourtant clairs à ce sujet, et comme je l’ai dit souvent, « je suis normalement constitué, j’ai le cœur à gauche…» Je suis effectivement membre du Parti Radical de Gauche (c’est rappelé régulièrement sur internet et dans la presse), qui est le parti le plus modéré de la gauche républicaine et qui compte parmi ses élus Mmes Christiane Taubira, Anne-Marie Escoffier, M Jean-Michel Baylet… Il existe aussi un Parti Radical à droite avec notamment Mme Rama Yade, MM Jean-Louis Borloo, Yves Jégo, Laurent Hénart, ces deux partis étant issus de la scission en 1971/1972 de l’ancien Parti Radical de Jean-Jacques Servan-Schreiber…

Pour autant, ce n’est pas un engagement de l’équipe municipale, où chacun est libre de ses options politiques et où se retrouvent des femmes et des hommes qui sont des sympathisants de la gauche et de la droite républicaines, ou encore des personnes sans attache politique, et cette équipe municipale ne fait pas de politique politicienne. Par ailleurs, mon ancrage politique personnel ne fait pas de moi un « godillot » ou un « mouton » puisque je ne pratique pas la langue de bois et que je n’ai jamais hésité à critiquer des choix et orientations de « mon camp » lorsque j’estimais que ces choix étaient contraires à l’intérêt de notre commune, de nos institutions et de notre pays. Enfin, les excellentes relations de travail que j’ai pu nouer avec des élus de gauche comme de droite sont là pour prouver que mon engagement politique n’est pas sectaire.

Il a été également évoqué le fait que le parti auquel j’adhère avait financé ma campagne pour les municipales : c’est un mensonge sans fondement. En 2001 et en 2008, j’ai financé personnellement les documents de campagne, et en 2014, la totalité des frais ont été partagés entre les élus communaux qui reçoivent une indemnité.  Dont acte.

Nuisances et incivilités diverses 

Après quelques années relativement calmes, nous sommes  de nouveau confrontés à des nuisances et incivilités auxquelles il est vraisemblable que des Marcquois soient mêlés. Cela va des rassemblements nocturnes bruyants (terrain des Bruyères, abords de la mare, rues du village et même au cimetière et dans l’enclos de l’église) aux graffitis et tags, en passant par des dégradations diverses, sur des biens publics et privés et dépôts d’ordures, voire des propos outrageants pour les personnes. Pour ce qui concerne l’église et le cimetière, un arrêté a été pris et en dehors des cérémonies et animations et du recueillement sur les sépultures, l’accès est désormais interdit. Pour le reste, j’espère bien que nous parviendrons à identifier les auteurs et lorsque ce sera fait, nous les contraindrons à réparer le préjudice occasionné, soit directement, soit par le biais de travaux d’intérêt général. Ces comportements sont le reflet de la médiocrité et de l’étroitesse d’esprit de leurs auteurs, associées à une lâcheté indigne.

 Intercommunalité

Il semble désormais acquis que le projet de « Paris-Métropole » ne concernera pas directement notre communauté de communes « Cœur d’Yvelines »… Nous devrions rester 31 communes et environ 50 000 habitants (les 29 communes du canton de Montfort-l’Amaury, plus Gambais et Thiverval-Grignon).

Toutefois, je reste prudent et méfiant : le fait que certaines intercommunalités voisines soient dans le périmètre d’impact et obligées de passer à un minimum de 200 000 habitants peut constituer un risque. Je m’explique : la communauté d’agglomération de Saint Quentin en Yvelines va être sans doute amenée à absorber Plaisir les Clayes Villepreux d’une part, et Maurepas Coignières d’autre part pour être au-dessus du seuil de 200 000 habitants…Or, rien n’empêche une ou deux de ces communes de refuser cette intégration - si la future intercommunalité reste au-dessus de 200 000 habitants et si ce refus n’entraîne pas de rupture de continuité  territoriale-  et de solliciter un rattachement à une autre intercommunalité… Cœur d’Yvelines par exemple. C’est la raison pour laquelle notre vigilance doit continuer à s’exercer.

Rythmes scolaires et accueil périscolaire 

Nous avons pu déterminer un cadre général, qui nécessitera sans doute encore des aménagements et des modifications « à la marge », mais qui reste soumis au recrutement de deux jeunes en emplois d’avenir (contrats aidés par l’Etat), ce qui n’est pas simple, au vu de la difficulté (c’est un euphémisme) de rejoindre Marcq par les transports en commun, sauf s’il existe des jeunes Marcquois relevant des critères «emploi d’avenir» .

L’accueil périscolaire aurait lieu le matin à 7h30 jusqu’à 9h. La classe du matin se déroulerait de 9h à 12h (du lundi au vendredi). Le repas aurait lieu de 12h à 13h. Les lundis, mardis, jeudis et vendredis un temps d’activités pédagogiques aurait lieu de 13h à 14h, puis la classe reprendrait de 14h à 16h30 les lundis, mardis et jeudis, et de 14h à 15h30 les vendredis. Le mercredi après-midi, pour l’instant, les enfants devraient être repris en charge par les familles après 12h ou 13h car la mise en place d’un dispositif d’accueil sans hébergement n’est pas envisageable sauf à augmenter considérablement la participation des familles et les impôts locaux.

Les lundis, mardis et jeudis, de 16h30 à 17h30, aurait lieu un temps d’étude surveillée assuré par les enseignants (avec la mise en place d’une aide aux devoirs pour les élèves de 6ème et 5ème les mardis  et jeudis) et des temps d’activités pédagogiques pour les élèves de maternelle, puis de 17h30 à 19h un accueil périscolaire simple.

Les vendredis, de 15h30 à 16h30 se déroulerait le soutien scolaire (activités pédagogiques complémentaires) par petits groupes pour quelques élèves et un accueil en garderie pour les autres. De 16h30 à 17h30 aurait lieu un temps d’activités pédagogiques, puis un accueil périscolaire simple de 17h30 à 19h.

Par ailleurs un animateur en musique interviendra trois jours par semaine dans le cadre des temps d’activités pédagogiques (deux fois sur les temps de pause méridienne et une fois le vendredi vers 16h45).

Il va de soi que en dehors des temps de classe et de soutien « APC », toutes les autres activités sont facultatives…

Parrainage d’un village tibétain 

Conformément à la décision du conseil municipal de Marcq en date du 18 décembre 2013 et pour faire suite aux animations organisées en 2012 sur le Tibet, la commune de Marcq sera marraine d’un village tibétain (en principe Drikung), et ce parrainage sera l’occasion d’une cérémonie organisée le 5 octobre 2014 (25ème anniversaire de l’attribution du prix Nobel de la paix au Dalaï-Lama).

Travaux programmés sur Marcq pour le deuxième semestre 2014 :

Remplacement de la canalisation d’eau propre en fonte grise par une canalisation en fonte ductile  (moins fragile) dans la Grande Rue du carrefour avec la rue du Puits Perdu au carrefour avec la rue d’Autouillet (de fin août à la mi-septembre)

Réfection de l’enrobé de la Grande Rue sur toute la traversée de Marcq (de la mi-septembre à fin octobre).

Ces deux chantiers occasionneront sans doute des nuisances de bruit et de circulation, mais la nécessité de coordination et d’enchaînement des deux opérations n’a pas permis de les prévoir durant l’été.

Création des sanitaires accessibles aux personnes à mobilité réduite dans le bâtiment mairie-école (septembre octobre).

Pose de deux radars pédagogiques : Grande Rue côté Thoiry et entrée rue de Montfort.

Mise en place d’une rambarde de protection pour le cheminement piétonnier rue d’Andelu. Nous souhaitions réaliser ce chantier plus tôt en modifiant des barrières bois que nous avons en stock, mais la réglementation en vigueur a imposé la mise en place d’un matériel différent ce qui nous a contraints à redéposer un dossier. Ce chantier devrait être réalisé d’ici la fin septembre.

Lancement de l’étude et demandes de subventions pour la réfection de l’éclairage du stade Marie Leblan (nous aurions souhaité le faire avant, mais les différentes entreprises sollicitées ont tardé à nous proposer le devis d’étude initial, indispensable à la préparation des dossiers de demandes de subventions : si des réponses favorables nous parviennent, nous pourrions réaliser le chantier pour la fin 2014).

Par ailleurs, des travaux de moindre importance seront réalisés sur les bâtiments et équipements communaux d’ici à la fin 2014.

Etudes et recherche de subventions pour des chantiers sur 2015 :

Les études préparatoires à l’enfouissement des réseaux aériens (chantier à réaliser en 2015) pour la rue des Champs et la sente des Jardins seront conduites à l’automne 2014.

Le dossier technique et l’appel à subventions pour la réalisation d’un court couvert au terrain des Bruyères seront entamés à l’automne 2014, la réalisation étant souhaitée à l’été 2015. Ce court couvert aura également vocation à être un équipement multisports.

Préparation de l’échéancier de travaux d’accessibilité des bâtiments communaux aux personnes à mobilité réduite, l’échéancier étant à communiquer aux services de l’Etat pour la mi-décembre 2014.

Eglise Saint-Rémy : La rénovation de quatre panneaux de vitraux supplémentaires a été réalisée par l’entreprise Vitraux d’Art Patrick Forfait » qui assure l’entretien des vitraux des édifices de Rouen (Cathédrale, Abbatiale Saint-Ouen, Aître Saint-Maclou, entre autres) et  a réalisé la restauration des vitraux de la Merveille au Mont-Saint-Michel. Le tabernacle en bois doré des XVIIème et XVIIIème siècles a été restauré. Contrairement à ce que j’avais annoncé, les travaux de consolidation et de réparation la cloche et du beffroi de l’Eglise Saint-Rémy de Marcq ont pu être réalisés sans que Jeanne-Henriette (c’est le nom de baptême de notre cloche) soit descendue au sol, ce qui a permis une économie de 1700 euros…   

PLU

Le dossier est à l’arrêt ; en effet nous venons d’apprendre que les personnes en charge de sa réalisation au sein du bureau d’études TOPOS ont quitté cette entreprise pour créer un nouveau bureau d’études. Nous avons sollicité les services de l’Etat pour que cette « pause » indépendante de notre volonté soit la plus courte possible et que soit par l’intermédiaire de TOPOS, soit par l’intermédiaire du nouveau bureau d’études notre dossier soit rapidement mené à son terme, dans le respect des obligations légales (notamment des règles des marchés publics, puisque le bureau d’études avait été retenu après appel d’offres).

Pierre SOUIN, maire de Marcq