MARCQ (Yvelines)
Notre patrimoine
Histoire du village

Origine du nom : du latin Marca, Marcum, Marchum ou du celtique et du romain Mark, ou encore de Marche, région aux confins de divisions territoriales.
La fondation de Marcq remonte à la Haute Antiquité. Cette origine est attestée par l'existence de la voie romaine allant d'Orléans à Beauvais.

En 1096 le domaine appartient au premier seigneur de Marcq : Goisefred ou Godefroy de Marc. La famille Marc sera présente jusqu'en 1523.
Les familles Fornyer puis Marescot (1611) entrent ensuite en possession du fief de Marcq jusqu'en 1791.

La seigneurie comprenait également le fief de la Tourbelle, le fief du Buc ainsi que ceux de Pigache et de Marcilly.
Le Château actuel situé rue de l'église est du XVIIème.
La Mairie et l'école étaient réunies et ont été construites en 1868.

Personnages notables ayant habité le village :
1639 Charles Mondion, officier du Roi
1692 Henri Le Pas, maître chirurgien
1698 J.Etienne Tortillère, officier garçon de la chambre du Roi
1706 Pierre Louis de Mondion, avocat au parlement
1789 Jean François Stiémard, écuyer, huissier de la chambre du Roi
1792 Jacques Dordet porte le premier, le titre d'Officier de l'Etat Civil
Carrefour rue de l'église et rue d'Autuouillet
Le manoir
L'église
La mare
Vue de la plaine
Vue du haut du village
L'arpent noyé
Grande rue
Chemin de l'enfer
Haut de la rue du puit perdu
Bas de la rue du puit perdu
L'église vue du chemin vert
L'église
Cadastre napoléonien de 1818 :      carte1       carte2         carte3         carte4
Pour toutes informations supplémentaires sur l'histoire du village, en particulier sur les monographies communales de messieurs Rebierre et Aubert, le cadastre napoléonien du village  ou les  registres paroissiaux de l'église St Rémy ;  aller sur le site  des Archives Nationales et rechercher le document.

Eglise St Rémy

Le clocher comporte d'épais contreforts. Il a été construit entre 1787 et 1818. L'accès se fait par un escalier en colimaçon de72 marches. La cloche fondue par Mahuet père et fils, se nomme "Jeanne Henriette".
L'agrandissement coté nord a été réalisé à la fin du XVIème siècle avec des blocs de calcaire blanc (pierre de Bazemont).
On remarque quinze fenêtres avec des vitraux réalisés par Fialeix (verrier à Mayet dans la Sarthe) et quatre autels, le plus ancien, en bois doré date du XVIIIème siècle.
Le corps de Charles René de Marescot, seigneur de Marcq, décédé le 23 Novembre 1740 repose dans l'église.
Un livret concernant l'histoire de l'église a été réalisé en avril 2001 par P. Cacheux.

Le rapport sur l'église du Service Archéologique Départemental des Yvelines (SADY).

Il était une fois la grande Mare…

Concernant la « Grand mare » ou « Grande mare », située au coeur du village, tout le monde n'est pas d'accord à Marcq sur son appartenance initiale : pour certains anciens, c'était une mare privée. Pour d'autres, c'était une mare communale qui aurait été vendue par la commune dans les années 50, tout comme le lavoir communal qui fut vendu en 1965 sur décision du maire de Marcq, M. Cornu... Ce lavoir se situe en contrebas de la Grande Rue, derrière le transformateur EDF situé face à la mare. En 2003, la mare est revenue (ou entrée) dans le patrimoine communal, malheureusement sans le lavoir...

Jean BARBE, 82 ans, est né à Marcq. Il y a vécu toute sa vie et en connaît les moindres recoins et toutes les histoires qui y sont attachées. Avec nous, il revient sur celle que l’on appelait  la grande Mare :

« La grande Mare fait partie intégrante du village. C’était un point de rencontre : on en a fait des bêtises là-dessus lorsqu’on était petit !
Avec Roger dit « 100 kilos », Raymond, « le breuil » et les gars Morin, on s’amusait à la parcourir et à glisser dessus lorsqu’elle était gelée. Et j’en ai perdu des lunettes à cette occasion car bien souvent, la glace ne tenait pas, nous tombions et il nous fallait alors rechercher le lait que nous venions de mettre dans nos brocs à la ferme des 3 granges. Ah, on se faisait disputer au retour ! »
« Le lavoir était alimenté par l’eau de la mare. Les marcquois se rendaient très souvent au lavoir : pour laver le linge pour sûr mais également pour papoter. Ici, on pouvait entendre tout ce qu’il y avait à savoir sur le village ! »
« Nous avons parfois retrouvé de drôles de choses au fond de la Mare. Après la seconde guerre mondiale, des fusils ont été repêchés du fond. Ils y avaient été entreposés par les résistants du village pour les cacher. Aujourd’hui, la mare est propre, fort heureusement ! »                                
E. CHARLE